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 Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael

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Elenna F. Turgon
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MessageSujet: Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael   Lun 17 Sep - 19:21

Elenna & Arahael
« Serais-ce la clé de mon salue? Hmm Non, je ne crois pas... »

Comme à tous les soirs, je suis accoudé à la fenêtre de ma minuscule chambre et contemple le soleil qui s'abîme tranquillement sur la ligne d'horizon. Une autre journée s'achève sur ma vie sans n'avoir crée un seul remous dans ma vie si tranquille. "Tu devrais faire attention à ce que tu souhaite, me dis si souvent ma mère, Car un jour les Dieux pourraient bien accéder à ta requête et tu t'en mordras les doigts!" Je sais que ma mère a raison, mais c'est plus fort que moi, je désire plus, tellement plus. La voix de mon père se fait entendre en bas de l'escalier. Je dois venir les aider en cuisine ainsi qu'en salle. Les voyageurs qui parcourent le monde va bientôt pousser la porte de notre petite auberge "À la voix d'Or" pour pouvoir se restaurer et ainsi ce reposer de leurs aventures. J'envie certains voyageurs qui on vu le monde autre que les rues puantes de Aldburg. J'aime les écouter parler de leurs vies et être capable de m'imaginer les lieux qu'ils ont vu.

Je quitte le rebords de ma fenêtre en soupirant, je ne dois pas faire attendre mes parents, car ce soir l'auberge risque d'être encore complète. Notre auberge est devenu un endroit incontournable pour les voyageurs. Non, pas à cause de la délicieuse nourriture de ma mère et encore moins pour nos matelas de plume, mais bien pour ma voix. J'ai atteint une certaine notoriété bien malgré moi. Je peux vous dire que le bouche-à-oreille fonctionne très bien! Arrivée en salle j'enfile un tablier par-dessus ma robe et me dirige vers la cuisine. Ce soir au menu, fromage de chèvres, soupe au potirons et viande salées. Une bonne pinte pour compléter le repas et je vous assure que vous allez dormir comme un loire.

Quelques habitués sirotent leurs bières dans leur coin. Il parle des dernières rumeurs qui courent dans la ville. Ce qui se passe à l'Ouest ou à l'Est de Aldburg, du moins ce qu'ils croient ce qu'ils se passent, car ils n'ont jamais quittés l'enceinte de la ville. Les Elfes quittent leurs pays à ce que l'on dit, la guerre gronde au frontière du Mordor ainsi qu'à nos frontières. La guerre n'est jamais une bonne chose, les hommes meurt, les femmes pleurent et les enfants finissent orphelins. Personne n'est gagnant d'une guerre, il y a des pertes des deux côtés.

La salle se remplis et les couverts sort de la cuisine pour gagner les tables des voyageurs. Ce n'est pas rare qu'une main baladeuse se pose sur mon postérieure, dans ces cas la pinte de bière qui est destiné au malheureux se retrouve renverser sur sa tête. Ces compagnons de route rigolent et l'incident est clos. Je suis peut-être une aubergiste, mais je ne suis pas une fille facile.

Je suis au comptoir quand la porte de notre auberge s'ouvre à la volé sur des enfants. Habituellement mon père ne les tolèrent pas, car ils sont chahuteur et font fuir la clientèle, mais si je m'en occupe rapidement, mon père ne les jettent pas à la porte.

- Elenna!!! Elenna!!!

C'est le fils du forgeron qui s'époumonne en tirant son petit frère par la main derrière lui.

- Éoden, c'est blessé en jouant!

Mon père me fait des gros yeux, ils attirent trop l'attention à son goût. Je me penche pour être à l'hauteur des jeunes bambins. Éoden a le coeur gros, les larmes ne coulent pas, mais ce n'est qu'une question de temps. Minas l'aîné me demande tout bas de guérir la blessure de son frère. Les enfants croient à tort que je suis guérisseuse. J'aime passer du temps en leurs compagnies et à chaque fois que l'un d'entres eux se blessent. Je leurs chantent une chansons et la douleur disparaît. Il n'a rien de magique là-dedans, je fais que leurs changer les idées.

Je prends les petites mains éraflés d'Éoden qui renifle signe de sa peine. Je lui souris tendrement avant de refermer mes mains sur les siennes le plus délicatement possible.

- Fleur aux pétales d'or, Répands ta magie. Inverse le temps, Rends-moi ce qu'il m'a pris, Ce qu'il m'a pris...

Les larmes du petit Éoden s'atténuent doucement, mon père est heureux, car au moins ces garnements lui apporte la chance d'égayer sa clientèle d'une chanson. C'est pour cela que les voyageurs viennent à l'auberge après tout!

- Guéris les blessures, Éloigne la pluie. Ce destin impur, Rends-moi ce qu'il m'a pris,
Ce qu'il m'a pris...


Minas et Éoden chantonne tout bas en même temps que moi, car j'ai chanté si souvent cette chanson pour eux qu'ils la connaissent maintenant par coeur.

- Guéris les blessures, Eloigne la pluie, Ce destin impure,Rends-moi ce qu'il m'a pris
Ce qu'il m'a pris...


Éoden me remercie doucement et je lui donne baiser sous le front avant de lui ordonner de filer. Ils doivent être au lit depuis un moment! Mon père annonce aux clients que ce n'est que le début et d'autres chansons sont au programme! Je ne peux que soupirer à cette annonce. Mon regard se pose sur un homme que je n'avais même pas vu entrer. Il est silencieux....trop silencieux. À son habillement et à sa façon d'être, il ne peut qu'être un de ses rôdeurs. Je dois faire mon travaille d'hôtesse comme il se doit, je m'approche de sa table.

- Vous désirez quelques choses monsieur? Une autre bière peut-être?

On m'a toujours dis de me méfier des rôdeurs, ce sont des gens bizarres. Pour moi ce n'est que des hommes comme les autres.



Dernière édition par Elenna F. Turgon le Ven 19 Oct - 3:23, édité 2 fois
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Arahael
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MessageSujet: Re: Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael   Mer 19 Sep - 8:17

Avant d'entrer dans la ville d'Aldburg, Arahael fit sa monture, une bonne bête à la couleur baie, se retourner en direction du soleil. Ce dernier était en train de disparaître au loin, coupé en deux par la ligne d'horizon que formaient les montagnes blanches. C'était un spectacle magnifique, et le jeune rôdeur ne le laissait jamais de regarder le coucher de l'astre solaire. La journée avait été fatigante, avec une chevauchée qui durait depuis Minas Tirith. Arahael avait dû s'y rendre sous les ordres de Grands-Pas, afin d'y récupérer quelques parchemins importants dans les archives. Heureusement que les archivistes avaient reconnu le sceau de Thorogondil, sans quoi ils n'auraient jamais laissé le jeune homme repartir avec ce pour quoi il y était allé. Une fois les parchemins dans sa besace, Arahael afin finalement pu chevaucher vers l'ouest : non pas pour rejoindre les rôdeurs en Eriador, mais pour mettre le cap sur les Gués de l'Isen, afin d'en apprendre plus sur la guerre qui se jouait actuellement entre le Rohan et l'Isengard. Non pas que les rôdeurs n'aient pas leurs propres informateurs, mais Grands-Pas avait tenu à y envoyer un de ses hommes de confiance, pour une raison que lui seul connaissait. Et ce n'était pas Arahael qui allait mettre en doute ses ordres.

Mais le soleil disparaissant presque complètement à l'horizon, et Arahael n'ayant aucune date marquée pour son arrivée au front, il préféra s'arrêter dans la ville la plus proche : Aldburg. Ville importante du royaume du Rohan, elle fut construite jadis par Éorl. Fief d'Éomer, même si celui-ci était absent avec la principale force armée de la région, des gardes garnissaient tout de même les murs de la ville, et Arahael dû batailler longtemps avant qu'on ne le laisse entrer : les gens du Rohan ne connaissaient que peu les rôdeurs, et ne leur accordaient guère leur confiance. Se renseignant discrètement, Arahael apprit rapidement où se trouvait la meilleure auberge de la ville, A la Voix d'Or. On l'informa que la fille de l'aubergiste chantait divinement bien, et que le détour en valait largement la peine. Non pas qu'Arahael soit en pleine forme, mais un peu de chanson devant une bonne pinte de bière, cela ne le dérangeait pas, au contraire. Laissant son cheval aux mains d'un garçon d'écurie, le rôdeur entra dans l'auberge. Le rez-de-chaussée était déjà très bien garni, et les hommes discutaient bruyamment entre eux. Arahael les ignora, et se rendit directement au comptoir, où l'aubergiste l'interpella quelques minutes plus tard.

« Une chambre pour la nuit. J'ai laissé mon cheval auprès de votre garçon d'écuries. »

Si le bonhomme regarda Arahael d'un air louche, il ne rechigna pas lorsque le rôdeur déposa un kastar sur la table. Embarquant la pièce en argent, l'aubergiste conduisit l'étranger à l'étage, où il lui confia la clef d'une petite chambre comme Arahael les aimait : confortable, bien entretenue et à l'aspect accueillant. Un lit sur lequel était pliée une couverture, un coffre pour les habits et une table, avec son tabouret. Une fenêtre donnait sur la rue principale. Parfait. Remerciant son "guide", Arahael posa ses affaires sur le lit, avant de redescendre dans la grande salle. Son épée au fourreau, cachée par sa cape sombre, le jeune homme s'installa au fond, d'où il pouvait observer le reste de la pièce sans être trop vu. Il n'oublia pas, en allant s'asseoir, de prendre un pichet de bière au comptoir. C'est à ce moment que deux enfants entrèrent par la porte principale. L'un semblait avoir les mains légèrement écorchés, et la fille de l'aubergiste, une jeune femme vraiment jolie, le "soigna" d'une chanson. Et là, Arahael su que les rumeurs étaient fondées : elle chantait divinement bien. C'est là que son père annonça qu'elle chanterait encore d'autres chansons, et qu'il valait la peine de rester. Ce n'était pas Arahael qui allait dire le contraire ...

« Vous désirez quelque chose monsieur ? Une autre bière peut-être ? »

Arahael leva la tête vers la demoiselle, qui lui adressait un sourire tout à fait charmant. Et bien, elle ne semblait pas le moins du monde se méfier de lui, alors que d'autres se seraient approchés avec suspicion. Il était vrai que les rôdeurs avaient mauvaise réputation, et presque tous ignoraient la protection qu'ils fournissaient aux gens de la Comté et de Bree, y compris les habitants de ces deux endroits.

« Oui volontiers. »

Alors qu'elle s'apprêtait à partir, Arahael osa l'interpeller à nouveau.

« Ce n'est pas ennuyeux de rester là, à chanter chaque soirée ? Malgré que votre voix soit des plus divines. »
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Elenna F. Turgon
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MessageSujet: Re: Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael   Mer 19 Sep - 21:12

Elenna & Arahael
« Serais-ce la clé de mon salue? Hmm Non, je ne crois pas... »

Quand le rôdeur lève les yeux vers moi, je suis surprise de découvrir sa jeunesse. Il semble si jeune pour le genre de vie qu'il a adopté. Je dois avouer qu'il est plutôt joli garçon, si mes soeurs seraient là, elles me taquineraient volontiers à ce sujet. Il accepte que je lui remplisse sa chopine, je lui souris avec douceur avant de me détourner de lui pour aller chercher la liqueur couleur ambre tant apprécié de la gentes masculine. Quand ça voit m'interpelle à nouveau.

« Ce n'est pas ennuyeux de rester là, à chanter chaque soirée ? Malgré que votre voix soit des plus divines. »

C'est la première fois qu'un voyageur me pose une question à ce sujet, je suis surprise qu'un rôdeur sans soucis. Curieuse, je rebrousse chemin pour retourner à sa table, le sondant du regard pour y déceler une once de moquerie, dans son regard. Je garde le silence pendant un moment tout en le regardant quitte à le mettre mal à l'aise.

- C'est étrange....vous sembler sincère....c'est une noble qualité....

Il doit me trouver étrange, mais les hommes qui passent un séjour à l'auberge sont tous sauf sincère. Je me décide donc à lui parler le plus sincèrement possible. Je tourne la tête doucement pour voir à quel endroit se trouve mon père, car je ne veux pas qu'il entende ce que je vais dire. J'aime beaucoup mes parents, mais mon père m'utilise plus qu'il ne m'aime.

- Vous savez quand on vit en cage tous les moyens sont bons pour tenter de s'échapper. Auriez-vous la clé de ma cage par hasard?

Un appel à l'aide voilà ce que je venais de faire, je suis surprise de ma propre audace. Pourquoi je demande de l'aide à un parfait inconnu? Pourquoi ce soir? Surtout que ce n'est pas les occasions qui ont manqué par le passé! J'attends la réponse du jeune homme quand mon père m'empoigne par le bras.

- Elenna, ma tendre enfant, vient chanter une chanson pour ses hommes!

Mon père se tourne vers le rôdeur en jouant son rôle d'aubergiste à la perfection.

- J'espère que vous allez apprécier sa voix monsieur.

Je souris doucement au jeune homme, mais mon regard est triste tandis que mon père me tire vers le milieu de la salle. Tout est prévue, ma chaise ainsi que ma flûte est posée au milieu de la pièce. La chaise étant un peu surélevé pour que tout le monde me voit et m'entends. Mon père m'aide à m'installer et peu à peu le silence ce fait dans l'auberge. Les hommes qui se trouvent déjà dans un état avancé d'ivresse se font gentiment remettre à l'ordre.

Je prends une profonde respiration et pose mon regard sur le rôdeur avant de commencer à chanter.

- Ú i vethed nâ i onnad. Si boe ú-dhanna. Ae ú-esteli, esteliach nad.

Je ferme doucement les yeux, j'oublie que je me trouve dans l'auberge qu'il m'a vu grandir. Je suis à l'extérieur dans les champs de fleurs, le vent caresse ma peau et s'amuse dans mes cheveux.

- Estelio han, estelio han, estelio, estelio han, estelio veleth.

Le chant est le seul moyen viable que j'ai trouvé pour m'échapper de ma vie trop ennuyeuse.

- Oo ee veh-thehd nah ee ohn-nahd. See boh oo-thahn-nah, Eye oo-ess-tell-ee, ess-tell-ee-akh nahd.

Je termine doucement la chanson que je connais par coeur pour l'avoir si souvent chanter. Le silence est de court duré, car des applaudissements et des cris de joie se font entendre. Je sais que la plupart non rien compris aux mots que j'ai prononcés, car ce n'était pas en langue commune. Je remercie mon public avec un sourire timide, j'ai besoin d'air, je me sens subitement oppresser par la foule. J'en glisse deux mots à mon père pour pas qu'il s'inquiète de mon absence soudaine avant de me glisser à l'extérieur. L'air froid du soir m'attaque, mais je ne m'en soucis que peu. L'astre lunaire éclaire doucement la ville de sa lumière fantomatique. Je me glisse dans l'ombre du bâtiment pour être à l'abri des regards.

- Qu'est-ce que j'attends pour partir?

Une question que je me pose à voix haute pour tenter de me convaincre d'embrasser une nouvelle vie. Une vie que je vais aimer.

J'ai corrigé avec BonPatron (s'il reste des fautes, je suis désolée)


Dernière édition par Elenna F. Turgon le Mar 16 Oct - 19:38, édité 1 fois
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Arahael
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MessageSujet: Re: Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael   Lun 24 Sep - 18:56

La question du rôdeur sembla surprendre la jolie demoiselle, qui n'osa pas lui répondre, préférant reculer. Arahael ne pu retenir un sourire lorsqu'elle revint sur ses pas, le regard sondeur et une once de curiosité dans les yeux. Après quelques secondes de silence, Elenna osa enfin parler, même si elle n'éleva guère la voix, peut-être n'ayant pas envie que d'autres oreilles indiscrètes n'entendent ses paroles.

« C'est étrange ... vous semblez sincère ... c'est une noble qualité ... »

Sincère ? Oui, Arahael était plutôt du genre franc, n'hésitant presque jamais à dévoiler ses pensées, du moins une partie. Disons que quand il avait envie de dire quelque chose à quelqu'un, il se lançait. Jetant un coup d'oeil en direction du comptoir, sans doute pour voir si son père n'était pas en train de l'observer, Elenna semblait ... comment dire ... elle ne voulait pas qu'on l'entende. Pour quelles raisons, Arahael ne saurait le dire, mais sa curiosité venait d'être piquée par les manières de cette charmante demoiselle. Celle-ci lui souffla bientôt la raison de ses agissements discrets :

« Vous savez quand on vit en cage tous les moyens sont bons pour tenter de s'échapper. Auriez-vous la clé de ma cage par hasard ? »

Cette annonce surprit Arahael au plus haut point. A vrai dire, il ne comprenait pas vraiment pourquoi elle voulait quitter "cette cage", à savoir l'auberge tenue par son père. Elle n'avait aucune idée de son propre confort, de ce qu'était la vie à l'extérieur de murailles, sans personne pour vous protéger hormis votre propre épée. Mais en y repensant, Arahael n'était pas seul : les rôdeurs le protégeaient, son unique famille. Ses frères. Arahael profitait de chaque instant qu'il passait dans des villes, dans une auberge, dans un lit confortable. Et même s'il n'échangerait sa vie de rôdeur, les camps au milieu des forêts, les combats contre les sombres créatures, il n'arrivait pas à tout à fait comprendre les motivations d'Elenna. Mais n'étant pas à sa place, comment pouvait-il la juger ? Impossible. Mais le moment était très mal choisi pour se lancer dans de folles aventures, surtout pour une jeune et jolie demoiselle : la guerre faisait rage, les troupes du roi Théoden faisant pour l'instant face aux hordes de Sarouman aux Gués de l'Isen. Mais pour combien de temps ? Combien de temps avant que les orques et uruk-hai ne se lancent à l'assaut du Rohan ?

« Elenna, ma tendre enfant, viens chanter une chanson pour ces hommes ! »

Son père débarquant de nulle part, elle n'eu d'autre choix que de le suivre, tandis qu'il parla à l'intention du rôdeur :

« J'espère que vous allez apprécier sa voix monsieur. »

Sans aucun doute, pensa le rôdeur, même s'il aurait préféré continuer à discuter avec Elenna en privé. Celle-ci jeta un dernier regard, empli de tristesse, à Arahael, avant de se faire emmener jusqu'au centre de la pièce, où une flûte était posée sur une chaise surélevée. Peu à peu le silence s'installa, et Elenna commença à chanter, posant un dernier regard sur le jeune rôdeur, toujours assis au fond de la pièce. Dès la première phrase, le coeur d'Arahael fit un bond dans sa poitrine. La chanson ... étoile du soir ... sans qu'il ne s'en rende vraiment compte, les lèvres du rôdeurs se mirent également à chanter, bien que de manière muette, les paroles en elfique.

Ú i vethed nâ i onnad
Ce n'est pas la fin c'est le commencement.
Si boe ú-dhanna.
Maintenant il est nécessaire que tu ne tombes pas
Ae ú-esteli, esteliach nad.
Si tu ne crois pas en quelque chose.


Elenna continuait à chanter, sa voix d'or emplissant toute l'auberge. Même les hommes éméchés ne faisaient plus aucun bruit, comme hypnotisés par les paroles qu'ils ne comprenaient pas, mais qui faisaient vibrer en eux un sentiment étrange. La chanteuse elle-même avait les paupières baissées ...

Ú i vethed nâ i onnad
Ce n'est pas la fin c'est le commencement.
Nâ boe ú i.
C'est nécessaire.
Estelio han, estelio han, estelio,
Crois en ça, crois en ça, crois
Estelio han, estelio veleth.
Crois en ça, crois en l'amour.
Esteliach nad, estelio han
Si tu crois en quelque chose, crois en ça.


La voix d'Elenna fit lentement silence, avant qu'un tonnerre d'applaudissements ne retentisse dans la pièce : son auditoire était plus que ravi ! A l'aide d'un petit sourire un brin timide, la demoiselle quitta la salle, laissant les hommes à leurs chopes. Arahael était resté silencieux, touché par la passion qui animait Elenna lors de sa chanson ... surtout que lui, il en comprenait les paroles ... Attendant deux minutes, histoire que personne ne remarque son absence, le rôdeur longea le mur jusqu'à l'extérieur, où il fut content d'avoir gardé sa cape sombre : l'air froid de la nuit était tombé. Ses yeux ne mirent que quelques secondes à s'habituer à la semi-pénombre, quelque peu étouffée par la pâle lumière de la lune, ainsi que des lueurs oranges en provenance de l'auberge.

« Qu'est-ce que j'attend pour partir ? »

Les oreilles exercées du rôdeur repérèrent vite d'où venait la voix d'Elenna, murmure dans la nuit d'Aldburg. Arahael contourna un bout de l'auberge, apercevant bientôt l'ombre de la demoiselle, adossée à un mur en pierres taillées. Se glissant jusqu'à elle sans un bruit, Arahael s'arrêta à quelques pas. Il pouvait peut-être comprendre que ce genre de vie n'était pas celui qu'Elenna voulait, pas celui qu'elle désirait vivre. Mais avait-elle seulement idée des dangers qui la guettaient dehors, elle, une jolie femme dans un pays en guerre ?

« Étoile du soir ... ne bien belle chanson. Où avez-vous appris l'elfique ? »

Car bien peu de gens, hormis les rôdeurs, encore que pas tous, parmi les hommes peuvent se vanter de comprendre et encore moins de parler le langage du beau peuple. Grands-Pas le lui avait enseigné dès leurs premières marches ensemble, et depuis le jeune rôdeur pouvait se vanter de bien le maîtriser. Mais qu'en était-il d'Elenna ? Car les Elfes ne sortaient pour ainsi dire plus de leurs terres, et qu'un se soit trouvé à Aldburg et ait apprit sa langue à Elenna ... c'était ... improbable.

« Vous voulez partir ... mais connaissez-vous les dangers qui vous guettent ? La guerre ... le mal qui s'éveille à l'est ... »

Arahael soupira en prononçant ces derniers mots, regardant vers le ciel noir à l'est. D'après son mentor, le mal était en train de se réveiller en Mordor, même si peu de gens le savaient. Il y avait déjà tant à faire contre Sarouman, ici, à l'ouest du Rohan ...
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Elenna F. Turgon
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MessageSujet: Re: Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael   Mar 16 Oct - 20:15

Elenna & Arahael
« Serais-ce la clé de mon salue? Hmm Non, je ne crois pas... »

J'apprécie le vent frais de la nuit sur ma peau ainsi que dans mes cheveux. Mon regard ce perds dans la noirceur de la nuit, je distingue les murs de la ville qui nous protège des danger. Ces murs que je voudrais tellement abattre, cette fausse sécurité que je veux absolument quitter. Qu'est-ce qui m'empêche de quitter cette vie que je n'aime pas? Je marmonne des paroles que pour moi, quand je perçois la présence du rôdeur. Je ne sais pas depuis combien de temps il se trouve à l'extérieur, il doit m'avoir remarqué avant même que je sois en mesure de le faire moi-même. C'est un rôdeur après tout.

« Étoile du soir ... ne bien belle chanson. Où avez-vous appris l'elfique ? »

Je tourne doucement la tête dans sa direction, un petit sourire sur les lèvres. Ainsi il a reconnu les paroles de cette douce chanson. Le contraire m'aurait bien étonnée.

- Ma mère me l'a apprise étant petite, comme ma grand-mère lui a appris dans sa jeunesse. Toutes les femmes de ma famille connaissent cette chanson. Aujourd'hui ce sont mes soeurs qui les chantent aux oreilles de leurs enfants.

Je marque une pause pour serrer mes bras autour de ma taille. Je tente de garder le peu de chaleur. Je tourne la tête à nouveau vers l'est en espérant trouver la réponse à mes tourments. Quitter ou ne pas Quitter?

« Vous voulez partir ... mais connaissez-vous les dangers qui vous guettent ? La guerre ... le mal qui s'éveille à l'est ... »

J'ai un petit mouvement de recule comme si ces paroles m'auraient gifler. Je lève mes yeux noirs sur ce jeune homme qui semble me prendre pour une petite fille. Suis-je sotte d'espérer à une vie d'aventure? Serais-ce une activité que réserver aux hommes de sa trempe? Je me pince légèrement les lèvres signent d'un agacement naissant de ma part.

- Je devrais alors attendre et espérer que ma ville ne soit pas prise par l'ennemis? Attendre que les hommes reviennent et que je devienne une épouse de l'un d'eux juste bonne à m'occupé d'une maison et des enfants peut-être ou encore attendre la mort sans me battre?

Ma voix tremble de colère, je me détourne de ce rôdeur et m'éloigne dans le jardin. Je tente de reprendre mon calme et soupire. Je sais qu'il a raison, que je devrais me compter heureuse d'avoir une vie tranquille à l'abri du danger.

- Sachez monsieur que toutes les femmes du Rohan ont appris à manier l'épée, je suis donc en mesure de me défendre.

Je sais que c'est une réaction purement puéril de ma part, je me sens encore plus une gamine à ses yeux. Je prends place sur un petit banc de pierre. Je ne sais pas s'il va rentrer se réchauffer à l'auberge, mais une chose est sûre, je vais devoir le remercier plus tard, car grâce à ses questions qui m'ont fâché, je sais que je dois partir et le plus tôt sera le mieux.


[ Je ferais mieux la prochaine fois désolé du retard ]

_________________

❝Look for the girl with the broken smile❞
I drove for miles and miles, And wound up at your door, I've had you so many times but somehow, I want more, I don't mind spending everyday, Out on your corner in the pouring rain, Look for the girl with the broken smile, Ask her if she wants to stay awhile, And she will be loved, She will be loved


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Arahael
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MessageSujet: Re: Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael   Mar 16 Oct - 23:04

La demoiselle informa le rôdeur que c'était sa mère qui lui avait apprit la chanson en elfique, et que toutes les femmes de sa famille se la voyaient instruire et chantée dès leur plus jeune âge. Une bien belle pratique, pensa Arahael, dommage que bien peu de gens agissent de la sorte. Encore fallait-il connaître ces chansons, jalousement gardées par le Beau Peuple. Resserrant un peu les bras, Elena tenta de se réchauffer un peu, sans doute pour se protéger un peu du vent frais de la nuit, éclairée seulement par la lune, ainsi que par les lueurs orangées venues de l'auberge. Hormis les sons provenant de l'intérieur, le calme régnait sur Aldburg. Quelque part, un cheval hennit, peut-être dans son sommeil.

Les paroles du rôdeur par rapport à la guerre et au mal venu de l'est semblèrent troubler Elena, qui d'un coup, se braqua. Reculant un peu, elle plongea ses yeux sombres dans le regard d'Arahael, qui étrangement, soutint "l'affrontement" visuel : ce qu'il venait de dire était entièrement vrai. La chanteuse était agacée, et son pincement de lèvres ne vint qu'appuyer cela. Pensait-elle qu'Arahael lui mentait ? Peut-être, après tout elle ne le connaissait pas, et c'était la première fois de leurs vies qu'ils se croisaient.

« Je devrais alors attendre et espérer que ma ville ne soit pas prise par l'ennemi ? Attendre que les hommes reviennent et que je devienne une épouse de l'un d'eux juste bonne à m'occuper d'une maison et des enfants peut-être ou encore attendre la mort sans me battre ? »

Arahael soupira devant les propos prononcés d'une voix emplie de colère. Il pouvait tout à fait comprendre qu'Elena voulait être maîtresse de son destin, ne pas devoir subsister à la botte d'un époux, mais elle ne semblait pas bien comprendre ce qui l'attendait dehors. Les plaines du Rohan étaient peut-être encore sûres pour l'instant, mais pour combien de temps ? Si l'armée de Saroumane parvenait à passer les Gués de l'Isen, les hommes de Théoden seraient en grandes difficultés, tout comme chaque ville, chaque village, du Rohan. Celui-ci ne possédait que trop peu de places fortes, ne possédait que trop de villes peu protégées. Suivant Elena dans le jardin, il cherchait les bonnes paroles ...

« Sachez monsieur que toutes les femmes du Rohan ont appris à manier l'épée, je suis donc en mesure de me défendre. »

Se défendre ? Contre quoi ? Un bandit peut-être ? Et encore, beaucoup maniaient l'épée ou la dague aussi bien qu'un soldat. Mais que ferait Elena face à un orque bien entraîné ? D'ailleurs, ceux-ci ne se déplaçaient jamais seuls, mais par hordes toutes entières. Et contre un uruk-hai, face auquel même un orque n'avait aucune chance, ou presque ? Sans vraiment savoir pourquoi, Arahael osa prendre les mains d'Elena dans les siennes. Non pas d'un geste brusque et autoritaire, mais comme quelqu'un voulant exposer calmement son point de vue, de manière presque ... protectrice.

« Douce dame, ne vous méprenez pas sur mes propos. Je voulais vous faire comprendre que face à l'armée qui se masse aux Gués de l'Isen, même toutes les femmes du Rohan ne pourraient rien, fussent-elles aussi courageuses que vous. Je serais bien en peine de vaincre, seul, un uruk-hai, plus grand, fort et intelligent qu'un orque. Imaginez que la terre se recouvre de ces ignobles monstres ... »

Arahael combattait depuis maintes années maintenant, et il avait fait face à de nombreuses créatures, certaines plus maléfiques que d'autres. L'uruk-hai était l'une des engeances du mal les plus difficiles à battre. Plus puissant et grand qu'un orque, plus performant aussi, supportant même la lumière du soleil. Bien équipés, ils manient toutes sortes d'armes, menant la vie dure à leurs adversaires. Le groupe mené par Arahael avait dû, il y a quelques mois de cela, faire face à une petite troupe d'uruk-hai, à peine supérieure en nombre. Et cela faisait longtemps que le rôdeur et ses hommes n'avaient pas dû se battre avec autant de rage et de détermination pour s'en sortir. D'ailleurs, un rôdeur fut enterré ce jour-là. Repensant à cet épisode, Arahael serra instinctivement la garde son épée, dont le cuir entourant la garde était usé par le temps et par les nombreux échanges de coups. Il s'appelait Freamund.

« Mais si votre désir est de quitter Aldburg ... n'allez pas vers l'ouest, restez sur les routes et les chemins, ne voyagez que de jour. Je sais de quoi je parle. »

D'après les paroles de Grands-Pas, même le Gondor allait connaître de sombres périodes. Quels endroits restaient libres de toute influence maléfique ? Quels endroits se révélaient encore sûrs, de nos jours ? Imlaris, la demeure d'Elrond ? La Lothlórien ? Personne ne savait où trouver les Elfes. Les Nains ? Aucune chance qu'ils ouvrent leurs demeures, sans oublier les Elfes de la Forêt Noire, trop occupés à lutter contre la noirceur. Non, les Hommes étaient seuls. Pris de mélancolie, Arahael se leva, dirigea instinctivement son regard dans la direction de l'Ithilien. Pouvait-il conseiller à cette demoiselle de prendre la route, de suivre ses rêves ? Pouvait-il lui indiquer les meilleurs endroits où se rendre ? Son mentor et modèle le pourrait, sans aucun doute ... Mais Grands-Pas n'était pas là ...
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Elenna F. Turgon
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MessageSujet: Re: Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael   Mer 17 Oct - 15:59

Elenna & Arahael
« Serais-ce la clé de mon salue? Hmm Non, je ne crois pas... »

Blessée, par ces paroles, je rumine mes pensées noires assise sur mon banc de pierre. Le jeune rôdeur se trouve debout devant moi cherchant ses mots ou encore cherchant un moyen pour regagner l'auberge sans paraître impolie? Ainsi, je pourrais rester seule et trouver un moyen de retourner à ma chambre, prendre quelques effets pour ensuite enfourcher ma jument et partir à l'aventure à mon tour. Je sursaute de surprise quand je sens les mains d'Arahael prendre les miennes, étonnamment elles ne sont pas rude comme je le supposais, mais plutôt douce et chaude. Je lève les yeux timidement vers lui, curieuse de comprendre ce qui le pousse à agir ainsi.

« Douce dame, ne vous méprenez pas sur mes propos. Je voulais vous faire comprendre que face à l'armée qui se masse aux Gués de l'Isen, même toutes les femmes du Rohan ne pourraient rien, fussent-elles aussi courageuses que vous. Je serais bien en peine de vaincre, seul, un uruk-hai, plus grand, fort et intelligent qu'un orque. Imaginez que la terre se recouvre de ces ignobles monstres ... »

Je frissonne à cette pensée, je me rends compte je n'aurais pas dû réagir comme je l'ai fait. Je ne suis qu'une chanteuse avec bien peu de connaissance du monde extérieur. Je suis consciente que c'est la mort assurée si je croise une horde d'Uruk-Hai ou autre être plus sombre encore.

« Mais si votre désir est de quitter Aldburg ... n'allez pas vers l'ouest, restez sur les routes et les chemins, ne voyagez que de jour. Je sais de quoi je parle. »

Mes traits s'adoucirent face à autant de sollicitude de sa part. Je me lève pour être à sa hauteur enfin je suis beaucoup plus petite que lui. Il me dépasse d'une bonne tête. Je lui fais un sourire pour lui signifier que ma colère n'a été que passagère.

- Je suivrais vos conseils, ma monture Windy me sera un bon guide ne vous en faites pas. Merci de m'avoir donné la clé de ma cage dorée.

Ma décision était prise et rien ne pourrait me faire changer d'avis, je partirais à l'aube en disant à mes parents que j'irais voir ma soeur à Minas Tirith, mais je ne reviendrais jamais. Arahael ne semble pas très en paix comme je le suis. Instinctivement, je lui prends les mains à mon tour et les serrent doucement.

- N'ayez crainte, vous ne pouvez pas tous nous protéger, ceci est une tâche trop grande pour un seul homme. Battez-vous pour votre vie et vos proches ainsi ce sera plus facile pour vous.

Espérer sauver la Terre du Milieu dans sont ensemble est un fardeau bien trop lourd à porter pour un seul homme. Je lui fais un petit sourire mutin pour tenter de lui faire retrouver le sourire.

- Je suis plus forte que j'en ai l'air, je partirais à l'aube et je voyagerais que de jour comme vous me l'avez conseillé. Ne pensez pas que vous m'envoyez à la mort, vous me rendez ma liberté, je vous en remercie.

Je délaisse ses mains et lève les yeux vers la lune qui continue son périple dans le ciel. J'ai le coeur léger de savoir que mon destin est à porter de main.

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Dernière édition par Elenna F. Turgon le Mer 17 Oct - 20:59, édité 1 fois
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Arahael
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MessageSujet: Re: Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael   Mer 17 Oct - 16:49

« Je suivrai vos conseils, ma monture Windy me sera un bon guide ne vous en faites pas. Merci de m'avoir donné la clé de ma cage dorée. »

S'étant levée, la chanteuse à la voix d'or planta ses yeux dans ceux d'Arahael, ses traits semblant plus détendus, moins agressifs. Sans vraiment savoir pourquoi, le jeune rôdeur soupira intérieurement, se disant que si elle suivait ses conseils, alors elle ne mourrait pas prochainement. Du moins tant que Théoden et son armée tenaient les Gués ... Mais cette pensée s'envola bien vite lorsqu'il vit le sourire que lui adressait Elenna : si innocente, si ... pure. Mais après tout, pouvait-il lui reprocher de vouloir découvrir la Terre du Milieu ? Ses horreurs étaient bien présentes, il est vrai, mais il y avait tant de choses magnifiques à y découvrir, tant de lieux pouvait réjouir le plus endurci des coeurs. Lorsqu'Elenna lui prit les mains, Arahael s'étonna à son tour, ne s'attendant pas à ce contact doux et féminin.

« N'ayez crainte, vous ne pouvez pas tous nous protéger, ceci est une tâche trop grande pour un seul homme. Battez-vous pour votre vie et vos proches ainsi ce sera plus facile pour vous. »

Mais savait-elle que les gens qu'il considérait comme proche risquaient leurs vies chaque jour à ses côtés ? Qu'il s'agissait de gens comme Grands-Pas, Freamund, Dréor ou encore Echtel ? Savait-elle qu'il considérait presque chaque rôdeur comme un frère, et que comme lui, ils mettaient leurs épées, et leurs vies, au service des Peuples Libres ? Malheureusement, peu étaient les gens au courant des sacrifices endurés par les rôdeurs. Mais ceux-ci ne cherchaient pas la gloire, mais la protection des peuples n'ayant pas le pouvoir de le faire eux-même. Comme Elenna. Si le sourire de cette dernière le raviva quelque peu, il fut surprit d'écouter ses paroles suivantes.

« Je suis plus forte que j'en ai l'air, je partirai à l'aube et je voyagerai que le jour comme vous me l'avez conseillé. Ne pensez pas que vous m'envoyez à la mort, vous me rendez ma liberté, je vous en remercie. »

A l'aube ? Arahael ne pu s'empêcher de hausser un sourcil tant la surprise était grande. L'aube était proche, mais pour un départ définitif, la demoiselle ne s'y prenait pas un peu vite ? D'un autre côté, sa décision de partir à l'aventure semblait prise depuis longtemps ... Toutefois, malgré les paroles tranquillisantes d'Elenna, le rôdeur ne se sentait pas rassuré. Une femme seule sur les routes d'un pays en guerre. Si une troupe d'uruk-hais ou même d'orques parvenait à franchir l'Isen sans être vue ...

« Votre décision est prise ... »

Une simple aubergiste ne possédant sans doute pas beaucoup de moyens, Arahael dégrafa sa cape sombre, d'une teinte entre le gris et le vert profond de la forêt. Ce faisant, il la passa autour des épaules de la fragile demoiselle, attachant le tissu à l'aide de l'agrafe d'un métal mat, ne faisant aucun reflet.

« Cette cape pourra vous cacher aux yeux indiscrets. »

Combien de fois Arahael n'avait-il pas échappé à la vigilance d'autrui en se roulant en boule sous une cape comme celle-ci ? Se fondant parfaitement dans les endroits sombres, ou dans la forêt, elle permettait à quiconque s'y réfugiant de passer inaperçu aux yeux peu attentifs. Mais s'il ne connaissait Elenna de nulle part, il avait été touché par sa soif d'aventures, par son désir de liberté et de découvertes. Passant sa main à sa ceinture, il en sorti une dague de bonne facture, glissée sous plusieurs lanières de cuir. Le métal était de bonne qualité, et le forgeron avait fait du bon travail sur cette arme. Attrapant la dague par la lame, bien aiguisée, Arahael tendit la garde, enroulée de lanières de cuir afin d'assurer une bonne prise, à Elenna.

« Prenez aussi ceci, en gage de notre rencontre. »

Si l'arme, à la main d'un homme habitué à manier des lames, passait pour une dague, elle devenait presque épée entre les doigts délicats d'Elenna. Et même si elle possédait déjà une épée, chose courante pour les femmes du Rohan, une dague pouvait se révéler utile, surtout une lame de cette qualité. N'attendant pas de réponse de la demoiselle, Arahael s'inclina légèrement dans sa direction, avant de reprendre le chemin de l'auberge ...
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MessageSujet: Re: Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael   Mer 17 Oct - 21:30

Elenna & Arahael
« Serais-ce la clé de mon salue? Hmm Non, je ne crois pas... »

« Votre décision est prise ... »

Des paroles dites sans grandes convictions, il est inquiet. Il est donc vrai que les rôdeurs sont des gens étrange, mais je sais aujourd'hui qu'ils sont loin d'être dangereux pour la population bien au contraire. C'est avec une grande surprise que je vois Arahael enlever sa cape de voyage pour la déposer sur mes frêles épaules. Le tissu semble rêche, mais au contraire le contact avec ma peau est douce comme une plume.

« Cette cape pourra vous cacher aux yeux indiscrets. »

J'ouvre ma bouche pour protester contre un tel cadeau, mais il porte la main à sa ceinture pour me donner une dague magnifiquement ouvragée. Elle n'est point lourde, mais elle semble redoutable. Je lève les yeux vers Arahael sans savoir quoi dire ou quoi faire. Il n'était pas obligé de m'offrir ses cadeaux qui lui ont certainement sauvé la vie un jour.

« Prenez aussi ceci, en gage de notre rencontre. »

Le jeune homme s'incline légèrement devant moi avant de prendre le chemin de l'auberge. Je reste debout patoise sans trop quoi faire, je ne peux le laisser partir sans rien lui offrir en retour. Je glisse la dague à ma ceinture avant de le suivre.

- Arahael, attendez!

Avec quelques petites enjambées j'arrive à sa hauteur de nouveau. Je glisse mes mains autour de mon cou pour y détacher le bijou qui l'orne. C'est un bijou de famille la chose la plus précieuse que je possède. Le collier est en or blanc et son pendentif est un saphir qui brille au contact de la lumière. Je dépose le bijou dans sa main ne le laissant que le découvrir quand il ouvre sa paume.

- Un présent pour souligner notre rencontre, je vous prierais de me le rendre un jour. Je vous interdis de mourir Arahael, ce serait fort fâcheux de vous perdre. Que les dieux vous protèges et merci pour votre aide.

Je lui fis une légère révérence avant de regagner l'auberge, j'ai des choses à faire avant l'aube.

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MessageSujet: Re: Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael   Mer 17 Oct - 23:45

« Arahael, attendez ! »

Le rôdeur s'arrêta, étonné de l'appel de la demoiselle. Sans qu'il ne s'y attende le moins du monde, il vit Elenna décrocher un collier autour de son cou à la peau délicate, avant de le déposer dans les mains rugueuses du rôdeur ! Sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi, Arahael sentit son coeur s'accélérer, tandis que le pendentif et son collier étaient posés dans le creux de sa paume. Baissant les yeux intrigués, le rôdeur écarta les doigts, laissant apparaître un fil en or blanc, chose d'une grande valeur, surtout pour une "simple" aubergiste telle qu'Elenna. Le pendentif en question se révéla être un saphir, reflétant étrangement la lumière de la lune. Pourquoi Elenna lui faisait cadeau de cela, alors qu'il s'agissait presque sans aucun doute de son bien le plus précieux ?

« Un présent pour souligner notre rencontre, je vous prierai de me le rendre un jour. Je vous interdis de mourir Arahael, ce serait fort fâcheux de vous perdre. Que les dieux vous protègent, et merci pour votre aide. »

Le rôdeur en resta sans voix, son regard transmettant sûrement toutes les émotions qui le traversaient à l'instant. Le sentiment également de s'être fait une amie, alors que quelques minutes plus tôt, il regardait Elenna pour la première fois, et inversement. Après une révérence, la demoiselle s'éloigna en direction de l'auberge. Nul doute qu'elle n'allait pas beaucoup, pour ne pas dire pas, dormir cette nuit-là. Et avec ce qui venait de se passer, le rôdeur doutait de trouver le sommeil rapidement. Observant quelques instants la pierre précieuse d'un bleu pur, Arahael fini par le mettre dans la poche de sa tunique, là où il ne risquait pas de perdre le précieux objet. Puis il se dirigea vers la bâtisse, ne sachant trop que penser, que faire.
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Serait-ce la clé de mon salut ? Hmm non, je ne crois pas ... PV Arahael

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